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2024 - V'asie roule démarre avec les écoliers français 🙋‍

Cette semaine, nous allons visiter une dizaine d'établissements en France, sur les 80 qui nous suivent. Nous avons le plaisir de rencontrer des élèves curieux, motivés et surtout interrogatifs ! Sous le regard fascinés des élèves, Etienne a dessiné une de nos interventions.

Voici un florilège des questions les plus courantes, suivies de leurs réponses.


Vous pouvez trouver la version orale en cliquant ici

Et la retranscription de l'interview en PDF en cliquant ici , ou ci dessous


Et vous, quelles questions auriez-vous posées ?





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Nota Bene : ce texte est une retranscription d’une interview, c’est pourquoi le style est oralisé. 


Vous êtes élève ou professeur dans une école que Lucie et Nico n'ont pas pu visiter. Eh bien, voici les questions que vous auriez pu leur poser. Ce sont des questions réelles que des enfants ont vraiment posées. Par exemple, la plus courante, c'est : vous mangerez quoi ? Vous dormirez où ? Vous allez vous laver comment ? 

Nico :  Eh bien, de manière générale, comme les habitants sur place ! Le but, c'est d'aller à leur rencontre et donc de vivre comme eux. Honnêtement, on mangera surtout du riz. La nourriture asiatique est très bonne, avec beaucoup de d’épices, de lait de coco, des choses comme ça. Mais parfois, ce sera principalement du riz.Pour dormir, on pourra parfois profiter des salles de classe des centres Enfants du Mékong. Mais aussi, on va essayer de dormir chez l'habitant, de temps en temps, souvent dans les milieux reculés, quand on n’aura pas le choix. On n’emporte pas de tente : on prend uniquement des matelas, une moustiquaire et des petits sacs à viande (une sorte de sac de couchage assez léger.) Et pour se laver, on fera comme tout le monde, avec du savon et surtout à l'eau froide. Mais comme il fait chaud, il n’y a pas de problème.


Et pourquoi vous faites ça, pourquoi vous infliger des choses pareilles ?

Lucie : C'est vrai qu'on aurait pu prendre six mois de vacances et profiter des plages paradisiaques qu'offre la Thaïlande. On tenait vraiment à donner du sens à ce voyage et pas simplement être dans la consommation de paysages, d'expérience et d'exotisme. 

Nico : D'ailleurs, j'ai parfois roulé avec un allemand qui traversait le monde à vélo d’ Allemagne à la Nouvelle-Zélande. Et il est venu dans la première édition V’asie roule avec nous dans un centre Enfants du Mékong et quand je l'ai revu plusieurs années après, il m'a dit que le moment le plus marquant de son voyage c'était à l’école, puisque ça avait beaucoup plus de sens pour lui. 


Et vous n'avez pas peur de partir comme ça à l'aventure ?

Lucie : Alors on pourrait penser à tout ce qui fait peur : maladie, accident, serpents, araignées. Mais on pense surtout à ce que va nous apporter le voyage, et on se dit qu’on fera avec ce qui nous arrivera de bon et de moins bon ! Mais si on a trop peur, on part pas…  Quand même, moi, j'ai un peu peur de manquer de chocolat.


Et vous partez à vélo. Mais pourquoi le vélo alors qu'il y a des tas de façons de se déplacer, plus commodes et moins fatigantes ?

Nico : Mais il y a plein de raisons pour le vélo. La première, c'est quand même une raison écologique. Le vélo, ça ne pollue pas. Donc ça, c'est quand même un point important. Et même au-delà de ça, finalement, le vélo, c'est la bonne vitesse. Ça permet à la fois de rencontrer des personnes, s'arrêter quand on veut voir passer les paysages lentement, les voir évoluer et voir également changer les cultures au fil des pays traversés.


Comment communiquerez-vous avec les gens, sachant qu'ils parleront des tas de langues que vous ne connaissez pas ?

Nico : Eh bien, il y a deux cas de figure. Dans les centres, on aura des interprètes pour vraiment comprendre comment les centres vivent et le contexte. Après, au fil du voyage, quand on rencontrera la population locale qui ne parle ni français ni anglais, on parlera avec les mains et, au fur et à mesure, on essaiera d'apprendre peut-être les chiffres, ensuite la nourriture et progressivement on pourra avoir des discussions, très sommaires. 


Qu’emportez-vous dans vos sacoches ? 


Lucie : alors c'est une bonne question. On a seulement quatre sacoches sur notre tandem, donc on essaie de partir léger. Evidemment, on a des vêtements, on a beaucoup d'électronique puisqu’on a dû investir dans pas mal de matériel pour les reportages : caméra, micro, ordinateur... Sinon, on emporte aussi une liseuse, bien sûr, parce qu'on ne voudrait pas être en manque de lecture pendant ce voyage. 


Qu'est-ce qu'un centre Enfants du Mékong ?

Nico : C’est en quelque sorte une école, mais ça dépend des fois. C'est pas vraiment des écoles officielles, c'est des écoles qui permettent à des enfants d'apprendre la langue locale, les élèves peuvent être des migrants qui sont réfugiés de guerre et qui  ne peuvent même pas aller à l'école parce qu'ils ne comprennent rien. Donc, parfois, Enfants du Mékong monte des centres pour qu’ils puissent ensuite rejoindre le parcours éducatif national. Par ailleurs, d'autres fois, c'est une vraie école qui se monte dans un endroit très reculé où les enfants ne peuvent pas aller à l'école parce que c'est trop loin. Parfois, c'est aussi des simples écoles de jour dans un bidonville qui permettent aux enfants de sortir de la misère et d’apprendre la musique, d’apprendre à lire etc. Donc, ça dépend évidemment du contexte. Dans les centres, les enseignants sont des responsables locaux et pas des occidentaux qui s'investissent et qui apprennent aux enfants des choses qui pourront leur servir dans la vie. L’idée est de les sortir de la rizière pour qu’ils puissent choisir un avenir qui leur plaît. 


Et nous, en tant qu'élève, quel va être notre rôle ?

Lucie : On ne vous demande pas de pédaler, mais on vous demande de nous suivre et de mener des actions solidaires avec vos enseignants, pour récolter de l'argent pour les centres que nous allons vous montrer.


A quoi va servir cet argent exactement ?

Nico : Ça sert évidemment à envoyer des enfants sur les chemins de l'école. Littéralement, puisque, premièrement, ça peut servir de financer le transport. Ca peut être d’acheter un vélo, parfois les enfants marchent pendant une ou plusieurs heures pour aller à l'école. Avec un vélo, ça va beaucoup plus vite ! Parfois, ça contribue à financer des transports en commun, des ramassages scolaires, vous connaissez sûrement ça. Ça permet aussi de payer du matériel. Il n’y a pas de supermarché sur place pour acheter trousses, crayons, cahiers, etc. C'est indispensable pour aller à l'école.

L’argent sert aussi à acheter des vêtements. Là-bas, il y a l'uniforme car les enfants ont souvent des vêtements pour aller travailler avec leurs parents dans les rizières, mais ils n’ont pas forcément de tenue assez digne pour aller à l'école. Enfin, ça permet aussi de financer de la nourriture, puisque, la plupart du temps, les enfants travaillent avec leurs parents dans les rizières et donc, si on enlève un enfant de la rizière pour l'emmener à l'école, les parents perdent de la main d’œuvre. Le parrainage permet aussi de financer des sacs de riz, par exemple, pour compenser ce manque pour les parents. 


L’argent récolté servira-t-il aussi à payer les enseignants d’Enfants du Mékong ? 

Nico : Oui, tout à fait. Les enseignants locaux qui sont sur place vont être sont rémunérés grâce aux dons versés à l’association.


Si vous avez d'autres questions à poser, vous pourrez toujours les envoyer sur le site de Vasie roule.Merci de nous avoir écoutés et à bientôt.


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